Le Zéro Déchet, une nouvelle mode?
5 octobre, 2020 par
Le Zéro Déchet, une nouvelle mode?
Emi @ Fées Maison
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Petit rappel studieux : Nous avons des besoins élémentaires et indispensables : comme respirer, boire, manger, se protéger (du froid, du chaud, du danger) … qu’il nous faut combler – absolument – pour notre survie.

 C'est déjà plutôt vendeur comme concept. (Vous avez vu qu’on peut déjà acheter des bouteilles d’air pur des montagnes ? Ce n’est que le début…)

 Mais ce n’est pas sur ces besoins primaires que l’industrie va se faire des cojones en or.
Et 95% de nos sociétés n’ont pas un agenda à visée humanitaire ou altruiste. Nous sommes bien d’accord là-dessus…

Du coup: capitalisme, marketing, pub à outrance toussa toussa.

Afin de produire beaucoup. 

Mais on produit mal.

On produit -pardonnez l’expression - de la merde, avec de la merde.
Ca ne tient pas dans le temps, ça casse.

 Nous avons pollué à ne plus finir, en exploitant les yeux fermés des populations qui ne voyaient pas d'autres sorties de secours.

 Mais vendre une fois, ce n’est pas assez. Alors il faut produire plus.
Donc, pour pousser à l’achat, l’industrie démode, upgrade, sort une nouvelle-version-top-améliorée-sans-laquelle-t-es-qu'un-looser-et-tu-peux-pas-vivre.

 Le consommateur lambda comme vous et moi, il achète, il se lasse, il rachète, il casse, il rachète...
Cercle vicieux de notre consommation type en Occident depuis 4 décennies avec un beau phénomène d’accélération sur la fin…

 In fine, le consommateur achète mais surtout il jette.

Il jette vraiment beaucoup.

Or l’industrie n’a pas réfléchi que faire de ses déchets une fois dépassés/pourris/cassés.

On recycle - un peu - quand tout va bienmais franchement pas aussi bien que l’on aimerait nous faire croire. On enfuit sous terre. On incinère. On jette à la mer.

Résultats des courses : des rivières polluées, des zones empoisonnées, des nouveaux continents de crasses qui flottent. Des nouvelles maladies. Une chute du taux d'espérance de vie dans certaines régions.La liste est si longue...

On produit plus que ce que notre Terre ne peut décemment -et pour sa propre survie -produire. Et on jette un milliard de fois plus que ce que nous sommes capables de gérer en termes de déchets.

 On produit du plastique à tout va parce que c'est facile mais surtout ce n’est pas cher.
Enfin, pas cher à produire.
Parce que le coût final est lourd.
En terme environnemental.
En terme humain.

 Le zero déchet n’est pas une mode – même si certains surfent sans vergogne dessus afin de remplir leur comptes en banque. C’est un méchanisme de survie pour notre espèce. C’est une façon de repenser notre vie pour une futur meilleur, une existence avec plus de sens et moins de dépense.

Le zéro déchet, ce n’est pas seulement refuser les emballages. C’est aussi revoir sa consommation vers des alternatives plus durables, avec des produits plus simples mais mieux conçus.

Le grand principe se résume en 5 R (dans leur version anglophone) :

Refuser, réduire, réutiliser, recycler, composter (rot)

Refuser les déchets superflus, les emballages non indispensables, spécialement dans leur version polluante à usage unique, les inutiles, les brols et babioles que l’on nous refourgue à tout va.

Réduire notre consommation (de biens, d’énergies, de combustibles…). Ralentir pour apprécier. Être, plutôt qu’avoir.

Réutiliser au maximum chaque objet. Les détourner, les upcycler. Faire revivre la 2e main, développer les repair cafés.

Recycler. Quand tout le reste précédemment cité a été tenté. En sachant que le recyclage a un coût environnemental et qu’il n’est pas infini ni parfait.

Composter enfin, un maximum, les déchets alimentaires qui n’ont vraiment pas pu être sauvés autrement. Redécouvrir les joies d’un jardin potager, retisser du lien social dans son quartier avec un jardin partagé, un compost de rue, un poulailler commun…

Nous pouvons facilement changer certaines de nos habitudes sans perdre en confort ni en qualité de vie– comme dans mon article précédent et l’exemple du shampoing solide.

Loin de moi l'idée de nous faire aller vivre en hermite sauvage qui ne vivrait que de la cueillette de baies– quoi que j’avoue que l’idée me séduit par moment…

Chaque petit geste est important.
Chaque petit changement que l’on peut faire, c'est un pas de plus vers un monde sauvé.
Plein de petits gestes quotidiens, d'actes discrets feront changer le monde.
Alors, prêt.e.s à devenir des colibris vous aussi ?

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