8 choses à savoir avant de passer au zéro déchet

Vivre zéro déchet, ou du moins tendre à réduire nos déchets, est LE sujet, non seulement de cette chronique, mais en général également. Un total zéro déchet n’est pas possible dans notre société actuelle. Être consciencieux de sa consommation et son impact carbone, ce n’est pas tout ou rien. Personne ne vous demande de mettre tous vos déchets de l’année dans un petit bocal de récup’. Chacun doit trouver l’équilibre qui lui convient, en fonction de son mode de vie, de ses objectifs et de son bien-être. Trouver ce qui fonctionne pour vous.


Tous vos déchets annuels dans un bocal :

Qu’on soit bien clair : il n’y a quasi personne sur cette planète qui y arrive ! c’est peut-être l’emblème du mouvement, mais pitié, comprenez bien que ce n’est pas l’objectif final !

Vous commencez à réduire vos déchets ? vous vivez en mode zéro déchet. C’est un changement d’actions et de mentalité. Allez, on déculpabilise et on continue tranquilou notre petit bonhomme de chemin


Ça risque de foirer

Pardon my French, mais c’est vrai. Des recettes DYI qui ne fonctionnent pas vraiment. Un nouveau plat immangeable. Un produit cosmétique top en théorie mais qui ne vous convient pas du tout.

Ça arrivera.

Vous faites des efforts, des changements, mais votre poubelle n’a pas énormément maigri. C’est normal, surtout au début quand vous finissez tous vos produits de consommation « habituelle ».

Relax. Continuez. Et surtout, ne vous comparez pas aux autres, surtout à ce que vous voyez sur les réseaux sociaux. (la photo de ma cuisine minimaliste, blanche immaculée ? C’est 5min par semaine, en moyenne ; le reste du temps, c’est Bagdad…. Juste pour l’exemple…)


Tout jeter :

Aaaah, vous avez encore des contenants en plastique… Bouhh, du papier alu dans votre tiroir…. Horreur, un gel douche cracra dans la baignoire….

Le but n’est pas de tout balancer dans la poubelle. Ni de tout remplacer quand c’est encore utilisable.

Pour quand leur vie sera finie, pensez déjà à comment vous les remplacerez – si vous en avez vraiment besoin et si rien d’autre ne peut faire double fonction. Mais tant qu’ils fonctionnent, le meilleur plan c’est de continuer utiliser ce dont vous disposez.


Le regard des gens :

Quand vous commencez à changer (votre consommation, prendre soin de votre santé, votre style…), certains vous regarderont ou vous traiteront différemment. Cela n’a rien à voir avec vous. C’est une réflexion d’eux-mêmes, de leurs propres peurs. Avec le temps, ça passe.

A chacun de faire son chemin, à son rythme.


Nouveautés et apprentissages :

Que ce soient les études sur le changement climatique, les nouvelles technologies … notre monde et nos connaissances changent, sans arrêt. Soyez prêts à vous remettre en question, d’accepter que nous ayons pu avoir tort, sans trop culpabiliser. Nous faisons de notre mieux, dans notre situation, avec les données dont nous disposons. Point barre.


Ça ne se fait pas en un jour :

C’est comme Rome.

Si vous êtes un tant soit peu comme moi, vous auriez peut-être tendance à vous y mettre à 110%, quitte à passer un peu pour un obsessionnel compulsif (promis, je me soigne). Passer de tout à rien, ou de rien à tout selon les cas, n’est ni sain, ni tenable sur le long terme. Il s’agit surtout de créer de nouvelles habitudes, pratiques, faciles et durables.

Il faut pouvoir maintenir sans (trop de) contraintes ce que nous mettons en place.

Petit pas par petit pas. Une nouvelle habitude quand l’autre est bien ancrée.


Pas la peine de se flageller, c’est la matrice qui est corrompue :

Les actions individuelles sont indispensables. Mais le monde des affaires et celui de la politique ont également un rôle énorme à jouer.

Notre économie fonctionne sur l'offre et la demande. Les citoyens doivent donc d'abord agir ou demander pour que les entreprises et les politiciens écoutent. Quand ces actions individuelles seront assez ancrées dans la société, elles influenceront aussi sur les pratiques commerciales et la législation.


Se sentir submergé :

L’éco-anxiété. Quand on s’implique dans ce genre de mouvement, il est plus que probable de se sentir un moment totalement submergé, angoissé, déprimé... par le changement climatique et la 6e extinction de masse en cours.

Par moment, cette éco-anxiété me met en rage contre moi-même de ne pas en faire assez. De ne pas être assez zéro déchet. Pas assez ceci ou cela.

À d’autres instants, elle me brise tellement, que j’ai envie de tout laisser tomber. Notre consommation alimentaire, les produits maison, Fées Maison… tout. Je me dis « à quoi bon, on est fichu de toute façon ».

Puis je regarde mes filles, mes petites fées qui sont le moteur de tout ce que je fais. Et je reprends mon rôle de petit colibri imparfait. Pour elles. Pour tous les enfants du monde. Pour l’unique personne peut être qui en lisant ces lignes aura envie de faire un petit changement.

Car comme le dit l’adage « il n’y a pas de petits gestes, quand nous sommes 7 milliards à les faire »


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